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2013 : un bon cru pour les marchés actions

6 janvier 2014, Wealtheon

Le constat est clair. La grande majorité des marchés actions ont offert de bonnes performances en 2013, sur fond de reprise économique mondiale modeste. En revanche, on ne peut pas en tirer les mêmes conclusions pour les autres classes d’actifs, dont notamment l’or qui perd plus d’un quart de sa valeur. Mot clé de l’année 2013 : « tapering » !

Actions

Annus mirabilis. En effet, on peut le dire, 2013 a été une bonne année sur les marchés actions. Et pourtant, en passant en revue les douze derniers mois, de nombreux évènements auraient pu changer la donne. Tout d’abord, un fiscal cliff aux US non résolu et reporté. Est arrivé assez rapidement Chypre. On l’a peut-être vite oublié mais ce fameux « bail-in » était sans précédent. Le sauvetage du pays aura été en partie réalisé avec l’épargne: nouveau coup dur pour l’Europe. Les évènements en Syrie ont été aussi de la partie, sans oublié le « shutdown ». Mais ce qu’il faudra retenir de 2013, c’est le « tapering » de la Fed qui débutera ce mois-ci, avec un impact plus significatif sur la poche obligataire. Retour à nos moutons.

Aux Etats-Unis, bons nombres d’indicateurs avancés confirment une solidité dans la reprise économique. L’ISM manufacturier est au plus haut niveau depuis avril 2011. Même scénario pour le PMI de Chicago (enquête des directeurs d’achats). Concernant les consommateurs, la confiance continue de s’améliorer. Cet optimisme est alimenté en partie par la reprise du marché immobilier (Permis de construire, mise en chantier et forte hausse des prix via le S&P Case Shiller) et recul du chômage (7 % en novembre). Avec ces chiffres, le PIB montre une croissance proche de 2 %. Les marchés actions US ont donc bien performé en 2013 : +38 % pour le Nasdaq (merci à Twitter et Facebook!), près de 30 % pour le Dow Jones et S&P 500. 

Sur le Vieux Continent, tous ne sont pas logés à la même enseigne. Le DAX performe de 25 % contre 18 pour le CAC 40. En Belgique et Pays-Bas, le Bel 20 et l’AEX offrent 18 % de return. Sur la dette périphérique, bonnes performances également. +28 % en Grèce, 21 % en Espagne, +16 en Italie et Portugal. Globalement, l’EuroStoxx 50 affiche +18 % en 2013. Même si l’Europe n’est pas encore sortie de sa crise, certains indicateurs avancés laissent penser que le fond a été touché. Avec des niveaux de valorisations attractifs, les investisseurs se sont tournés sur cette zone au détriment d’autres (émergents par exemple).

En 2013, un des grands vainqueurs est sans doute le Japon. Le Nikkei aura performé de 57 % de devise locale (meilleure performance annuelle depuis 1972), mais +24 en euros… Il faudra saluer le Premier ministre japonais Shinzo Abe qui a gagné son pari : créer de l’inflation. Qui dit gagnant, dit perdant. 2013 n’aura pas été l’année des pays émergents. La Chine abandonne 7 %. L’Inde offre un peu de rendement, mais perte si on prend en compte le change (-10 %). Hormis l’Argentine qui montre des performances ahurissantes (+90 % en devise locale), l’ensemble de l’Amérique latine est dans le rouge : Brésil et Chili -15 % (-30 % en euros), Mexique -2%. Plus proche de chez nous, la Russie est également en difficulté.

Taux & Crédit

Coté obligataire, 2013 n’aura pas non plus été un long fleuve tranquille. « Tapering or no tapering? ». Il aura fallu attendre mi-décembre pour avoir la réponse à la question que tout investisseur obligataire s’est posé le long de l’année. Maintenant le calendrier est plus ou moins clair. Débutera ce mois-ci, un recul de $ 10 milliards par mois des rachats par la Fed de Treasuries et MBS (titres adossés à des créances hypothécaires) sur les actuels 85 milliards mensuels. Bernanke va laisser son poste à Janet Yellen, qui ne devrait a priori rien changer à la politique monétaire à court terme – qui restera expansionniste. Ce tapering avait déjà été mis en question fin mai, ce qui avait clairement fait réagir les marchés. Le 10 ans américain a clairement bondit, passant de 1,70 % à 3 % fin décembre, soit une tension de près de 130 pb. En revanche, aucun changement sur la partie courte de la courbe. En Europe, la BCE est intervenue par deux fois cette année, en abaissant de 25pb le Refi qui est désormais à 0,25 %. Les pays solides, « core », ont donc affiché des performances négatives en 2013. En effet, les taux ont suivi un peu la tendance des US dans une moindre mesure. Le Bund, le taux à 10 ans allemand, s’est tendu de plus de 60 pb à 1,93. Concernant la France, avec des chiffres qui ne sont pas au rendez-vous, l’OAT affiche pour le moment une tension de 62 pb à 2,55 %.

En revanche, bonnes performances pour la dette périphérique qui emprunte à des taux nettement plus confortables que dans le passé.  L’Espagne s’est détendue de 115 pb (4,13 %), - 42 au Portugal (6 %), - 37 pour l’Italie (4 %). Leur spread avec le Bund étant toujours élevé : +2 % en moyenne.  Pas vraiment comparable, mais qui mérite toutefois une parenthèse, la Grèce s’est détendu de 310 pb à 8,2 %, le risque se paie ! Sur le crédit, même constat que sur le souverain (zone euro). La recherche de rendement s’est fait surtout dans les pays périphériques au détriment des pays « core ». 2013 a donc été une bonne année pour le High Yield. Le iBoxx HY gagne plus de 7,5 %, contre 2,4 % pour le Overall € Corporate. Sur les indices iTraxx, le CrossOver s’est nettement resserré à 286 pb (- 193 pb). Même tendance pour le HiVol et le Main Europe qui abandonne respectivement 71 et 47 pb. 2013 aura été également une des meilleurs années sur le primaire corporates (hors financières), les niveaux taux actuels étant propices aux émissions. Sur le marché monétaire, l’Eonia est sous pression depuis octobre, dépassant le Refi au dernier fixing (0,446). Quant à l’Euribor 3M, il le dépasse à 0,287 %.

Commodities 

Les matières premières ont offert des rendements plutôt mitigés. Concernant l’énergie, le gaz naturel performe de plus de 30 % en 2013, suite à la chute des stocks après des vagues de froid et long hiver 2013. Le baril de pétrole WTI gagne quant à lui 8 %, soutenu par des tensions au Moyen-Orient et Afrique du Nord, et d’une demande plus importante que prévue aux US. Coté métaux de base, c’est plutôt négatif. La faiblesse de la demande des pays émergents accentuent les stocks et tirent les cours à la baisse. Le cuivre perd 8 %, l’aluminium 15 % et le nickel 17 %. Métaux précieux, on est proche du carnage. L’or perd près de 30 % à $ 1201 l’once. Plusieurs raisons ont stoppé la hausse : achat des banques centrales faibles (+ craintes d’un déstockage des réserves suite à Chypre), faiblesse de la demande indienne, vente des fonds indicielles physiques, amélioration de l’économie américaine + « tapering ».  L’argent abandonne 34 %. Sur les céréales, le maïs et le blé perdent 39 et 22 %, suite à des récoltes particulièrement abondantes en 2013. Même scénario pour le café et le sucre. Le cacao en revanche gagne 25 %. Un déficit de l’offre se profile pour la saison prochaine.

Devises 

En 2013, l’euro s’est renforcé face au dollar, notamment lors de ces derniers mois, passant de 1,28 en juillet à 1,37 fin décembre. Pour 2013, il faudra retenir que les devises émergentes ont clairement chuté (roupie indienne -17 % vs. €, real brésilien -20 vs. €) mais aussi des devises comme le yen (-25 % vs. €) ou le dollar australien (-22 % vs. €).



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