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Réchauffement climatique

3 mars 2014, Wealtheon

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Plombés par la chute des devises émergentes en janvier, les marchés actions ont plutôt bien récupéré en février. Outre Atlantique, les indicateurs avancés sont plutôt mitigés. Les températures particulièrement glaciales ont laissé la place au pardon. L’économie a été assez fortement paralysée. L’ISM manufacturier a connu une forte chute pour le mois de janvier. L’indicateur ressort à 51,3 contre 57. De manière plus locale, le Philly Fed et l’Empire State ont également montré un recul. L’immobilier en a évidemment pris pour son grade : chute de 16 % des mises en chantier en janvier. Le secteur s’est vu plomber le moral, selon le NAHB qui passe de 56 à 46. Mais rien de grave, les achats de logements neufs ont bondi de 9,6 % à 468'000 unités, un plus haut depuis juillet 2008. Concernant la confiance des ménages, elle décline légèrement à en croire le Conference Board qui est ressorti à 78,1 contre 79,4 en janvier. Même si les indices actions ont gagné 4 à 5 % le mois dernier, seul le Nasdaq parvient à offrir du rendement depuis le début de l’année.

Sur le Vieux Continent, la Commission européenne a revu ses prévisions de croissance à la hausse. Selon elle, “The worst of the crisis is behind us but this is not an invitation to be complacent”. Après deux années de récession, les 18 membres de la zone euro devraient renouer avec la croissance, de + 1,2 % cette année, et +1,8 % en 2015. Plus large, l’Union Européenne - les 28 pays membres - devrait afficher une hausse du PIB de 1,5 % cette année et 2 % l’an prochain. En revanche, pour 2014, la Slovénie et Chypre devrait contribuer négativement à cette croissance. Quant à la France, elle pourrait manquer ses engagements de réduction de déficit public sous les 3%. En Italie, Matteo Renzi est devenu Premier ministre en limogeant Enrico Letta, tout en gagnant son premier vote de confiance à la Chambre.

En Ukraine, la température est plutôt chaude. À la porte de l’Union européen, on a assisté à une guerre civile entre les opposants au pouvoir et les forces de l’ordre, poussant à la fuite le président Ianoukovitch. L’UE a dû intervenir de manière diplomatique, et le pourrait financièrement. Mais attention aux lendemains qui déchantent ! Primo, l’est du pays reste très pro-russe, notamment en Crimée où règne un semblant de guerre froide. Secundo, le pays est au bord de la faillite. L’Ukraine doit faire face à $ 9 Mds de remboursements de dettes cette année, alors qu’elle ne détiendrait à peine le double en réserve de change et sa devise chute fortement. Le FMI va prévoir une nouvelle aide et la Russie a debuté des opérations militaires.

En Europe, les marchés auront cependant bien performé, + 4,5 % pour l’Eurostoxx 50 (1,3 en YTD), et légère surperformance de l’Italie.

En Asie, le yen coute en rendement. Le Nikkei reste stable en devise locale, +2 % pour l’Hang Seng. Nous restons positifs (et surexposés) sur les Etats-Unis. Nous sommes également positifs sur l’Europe et l’Asie Pacifique (+ Japon), mais négatifs sur les pays émergents.

Taux & Crédit

Sur les taux, le marché est resté plutôt calme en février. Après une nette détente en janvier, les taux souverains sont restés relativement stables. Aux USA, le 10 ans n’a pas bougé (+5 pb). La Fed continue son tapering qui devrait être terminé cet automne. En Europe, le Bund abandonne seulement 4 pb à 1,6 %. Le spread OAT / Bund n’a pas bougé. L’écart de rendement entre les deux pays est donc resté stable alors que la France est sous les critiques en termes de gestion des déficits publics, plutôt étonnant.

Sur la dette périphérique, les taux se sont encore détendus. Le BTP italien est désormais à 3,53 % (-38 pb), tout comme le Bonos espagnol (- 25) à même échéance. D’ailleurs, après avoir relevé à positive la perspective de l’Italie, Moody’s a salué les efforts de l’Espagne en rehaussant d’un cran à Baa2 la note souveraine. L’agence est également intervenue sur les notes des bancaires, des cedulas (covered bonds espagnoles), mais garde un œil sur la qualité des actifs bancaires. Les créances douteuses du secteur bancaire espagnol ont affiché à nouveau record fin décembre : 13,6 %. Par ailleurs, la région d’Andalousie devrait retourner sur le primaire après avoir réussi des objectifs en matière de réduction de déficit. Le Portugal, désormais sous les 5 %, se détend de 14 pb à 4,83. Quant à la Grèce, -174 pb, à 6,66 %, une première depuis mai 2010 alors qu’il a été question à nouveau d’un rallongement de la dette et d’une aide au secteur bancaire. Ce dernier voit un envol des prêts non remboursés.

Sur le crédit, le papier Hypo Alpe Adria commence à faire du bruit. HAA ? En difficulté, la banque autrichienne dont les lignes senior sont garanties par la Province de Carinthie (donc indirectement l’état autrichien) pourrait connaitre un « haircut » selon les souhaits du nouveau ministre des finances. Pour rappel, l’Autriche (AAA) n’est ni la Grèce, ni Chypre ! Les spreads sur les indices iTraxx se sont resserrés, dont 45 pb pour le Xover. D’ailleurs, pour le roll de mars, l’indice sera agrandit, afin d’arriver à 75 noms dans le futur contre 50 aujourd’hui. Le marché monétaire reste très attentiste à une possible action de la BCE qui reste quant à elle sous pression. L’inflation ressort toujours faible à 0,8 %.

Commodities 

Sur les softs, février aura été particulièrement marqué par l’envolée de 43 % des prix du café (60 % en YTD). La forte sécheresse au Brésil, premier producteur et exportateur, impacte la production. En prévision de récoltes plus faibles, le contrat Mai 2014 clôture à $ 178 centimes la livre. Il en va de même pour le sucre qui gagne 11% effaçant ses pertes de janvier et indirectement l’éthanol (canne à sucre). Quant au cacao, malgré un déficit de l’offre, il reste stable à $ 2914 la tonne. Avec des conditions météo difficiles en Amérique du Sud et dans le Midwest, les cours des céréales sont poussés à la hausse. Important exportateur de blé, l’Ukraine pèse également.

Les métaux précieux gagnent encore du terrain. Le métal jaune offre 10 % de rendement en ytd, favorisé par une faiblesse du dollar. Le cuivre, quant à lui, ne bouge pas et reste lié à la croissance chinoise.

Sur l’énergie, l’hiver américain le plus froid depuis 30 ans a réduit les stocks maintenant sous pression les prix, dont notamment le gaz naturel (Henry Hub) utilisé par un ménage sur deux.

Devises 

Les statistiques plutôt mitigées aux Etats-Unis, résultant d’une météo exceptionnellement très froide, a pesé sur le billet vert face à la monnaie européenne. Le dollar passe de 1,348 à 1,365 contre l’euro. Quant au yen, il reste stable en février, après avoir joué le rôle de valeur refuge en janvier. Avec les tensions en Ukraine, la devise a dévissé, tout comme le rouble russe. Nous restons « long dollar »  (vs euro), et notre exposition sur le yen reste couverte.


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